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02/06/26

Messa di Campile, u filmu in Antibia

Fruit d’un travail individuel puis collectif de trois années, voici la restitution filmée de lintégralité de la Messe des Vivants et de celle des Défunts de Campile, selon les témoignages sonores laissés par Orsu Paulu Giovannoni.
Nous avons souhaité la réaliser à Campile même, au hameau d
Antibia, berceau d’Orsu Paulu, dont la petite chapelle di a Madonna di Lavasina témoigne encore de la présence de celui qui en réalisa la riche décoration.
Patrimoine culturel, sonore mais aussi visuel, moment de partage et d’émotion avec les villageois qui lont bien connu ... 


Ce projet n’aurait été possible sans le soutien de la CdC-Cultura corsa, u Centru d
Arte pulifonicu et la municipalité de Campile.
Nous les remercions grandement, ainsi que Pimento Prod pour la captation et post-prod, Manu Gallet pour le mixage-audio et François Desjobert pour cette magnifique photo d’Orsu Paulu Giovannoni. 


20/03/11

Campile - Messa d'i Morti

01. Subvenite sancti Dei 02. Requiem AEternam 03. Kyrie Eleïson 04. Dies Irae 05. Domine Jesu Christe 06. Sanctus 07. Miseremini mei 08. Agnus Dei 09. Lux AEterna 10. Libera me Domine 11. In paradisum 12. Benedictus

La messe était chantée à Campile en polyphonie et à trois voix jusqu’aux années 1950 par les chantres du village, dont il nous reste quelques noms : Pagani, Giovannoni, Pasqualini. Selon la tradition orale, cette messe aurait été composée par le père Saliceti avant dêtre apprise par les chantres.

Dans les années 1970-80, le dernier chantre vivant, Orsupaulu Giovannoni, se consacra par bonheur à un important travail de sauvegarde de ces chants, enregistrant les mélodies de seconda ainsi que les voix de bassu et de terza qu’il connaissait également par cœur, sur un magnétophone à bandes mis à disposition par un ami villageois, où il enregistrait les voix les unes par-dessus les autres. Cela dénote chez cette homme une oreille harmonique très affûtée ainsi qu’une mémoire auditive assez étonnante. 

Tenant à ce que sa propre messe de funérailles soit chantée avec le versu traditionnel de Campile, Giovannoni réalisa ainsi un enregistrement à trois voix, qui fut, à notre connaissance, diffusé pour cette occasion en février 1984, selon la volonté du défunt.

Depuis lors, tout ce patrimoine a pourtant sombré dans un oubli quasi-total, et demeure à ce jour pratiquement inédit, notamment à Campile même, où notre souhait serait que ce répertoire soit à nouveau connu, voire chanté, en tout cas enrichi par d’autres enquêtes et collectages.


Notes:

  • Les différentes versions nous ayant servi de base sont tantôt à une, deux ou trois voix. Nous avons donc éventuellement pu recréer les voix de bassu et terza sur certains passages où elles étaient absentes en nous inspirant naturellement des harmonies des autres chants, et en nous attachant à respecter autant que possible l’esprit d’interprétation originel.
  • Si les chants Subvenite et In paradisum, toujours à peu près semblables d’une région à l’autre, semblent dans notre interprétation plus hauts dans les aigus que les autres chants de la messe des défunts, bien que chantés sur la tonalité choisie (Sol), c’est bien par écriture propre et non par la tonalité qu’il en est ainsi. Nous avons pensé que ce fait devait être respecté en tant que volonté du compositeur anonyme, visant ainsi sans doute à mettre en valeur le message liturgique par le biais de la hauteur du chant.
  • Certains de ces chants sont également déposés auprès de la médiathèque Repertorium du Centru Culturale Voce.
  • Nous remercions Ghjuanfrancescu Luciani qui a pu collecter certains témoignages à Campile
  • Nous remercions M. Marküs Römer pour ses témoignages sur le personnage d’ Orsupaulu Giovannoni qu’il a bien connu.

10/03/11

Campile, Messa d'i Vivi

01. Introit, Mihi autem 02. Introit, De ventre matris meae 03. Kyrie Eleïson 04. Gloria in excelsis Deo 05. Offertorium, Mihi autem 06. Sanctus 07. Agnus Dei 08. Communio, Simon Ioannis


Bien que l’église paroissiale de Campile soit dédiée à Saint Pierre et Saint Paul Apôtres, la fête principale du village est célébrée en l’honneur de Saint Pierre le 1er août au lieu du 29 juin comme le prévoit le calendrier. L’église a été en effet dédiée à Saint Pierre avant de l’être également à Saint Paul, les deux saints étant, comme on le sait, pratiquement inséparables dans l’iconographie et la liturgie.  

Nous n’avons pas trouvé, en tant que tel,  le propre de cette messe chantée par Orsupaulu Giovannoni, mais elle semble emprunter, d’après nos observations, pour partie à la Messe votive de Saint Pierre Apôtre et/ou des deux Apôtres ensemble, ainsi qu’à la Vigile des Saints Apôtres Pierre et Paul. A moins que ce que Giovannoni appelait la «Messe des Apôtres» soit une cérémonie ayant aujourd’hui disparu de la liturgie.




Notes :
  • Après l’introït Mihi autem de cette messe à Saint Pierre Apôtre, nous avons ajouté l’introït de la Saint Jean-Baptiste De ventre matris meae, le 24 juin, sans doute recueilli à quelques années d’intervalle. Ces deux introïts nous interpellent : Ils diffèrent totalement par leurs mélodies, notamment pour le psaume et la doxologie Gloria Patri et Filio. Si celle du Mihi autem est conforme aux mélodies généralement connues ailleurs pour assurer cette fonction, celle employée pour le De ventre matris meae est celle du Magnificat sur le «ton royal», très usité en Corse comme ailleurs. Nous ne savons s’il existait un degré de solennité justifiant l’emploi de l’une ou de l’autre, ou si Giovannoni en choisissait une indifféremment, ou s’il existe une autre raison encore.
  • Voici les textes de l’Offertoire et de la Communion, dont les mélodies peuvent être utilisés en lieu et place tout le long de l’année liturgique, comme c’est souvent l’usage. 
  • Les différentes versions nous ayant servi de base pour l’enregistrement de tous ces chants sont tantôt à une, deux ou trois voix. Nous avons donc éventuellement pu recréer les voix de bassu et terza sur certains passages où elles étaient absentes en nous inspirant naturellement des autres chants, et en nous attachant à respecter autant que possible l’esprit et les sonorités harmoniques d’origine, en évitant au mieux la caricature.
  • Certains de ces chants sont également déposés auprès de la médiathèque Repertorium du Centru Culturale Voce.